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FAITS ET CHIFFRES


 L'APCE analyse le phénomène « start-up »
 L'internet mobile ne déchaîne pas encore l'enthousiasme des particuliers
 Selon ZDNet, le taux d'équipement au Web progressera de 900% en 6 ans
 Explosion prévue dans les achats en ligne en Europe
 Une étude de NetValue évalue les rapports des entreprises face au Web
 VeriSign entre au capital de Qualys
 Bank of America annonce plus de 2 millions de comptes en ligne
 Le développement des hypermarchés financiers en ligne tient toutes ses promesses
 La banque en ligne anglaise Egg prévoit son point mort pour la fin 2001
 BNP Paribas consacrera 700ME au développement de ses activités Internet
 BNP Paribas mise sur la banque multicanale
 Le Crédit Lyonnais muscle sa stratégie Internet
 Le Crédit Mutuel met le Web au service de la proximité
 ZDNet diffuse par satellite, via Europe Online Networks
 Les services bancaires encore vulnérables
 La Tribune et CanalSatellite partenaires dans l'information économique
 Panoranet, l'offre multiservice de l'assurance, du crédit et du téléphone
 JP Morgan et EDS lancent une plate-forme de produits dérivés sur Internet
 Défiscalisation, courtage bancaire et assurance-vie sur le site du Fidef
 Firstassur.com : le portail français de l'assurance
 Banca Intesa lance un incubateur et un service de courtage en ligne
 La Compagnie Financière Edmond de Rothschild lance un fonds de 100ME
 Ariba et Arthur Andersen collaborent sur le front des marketplaces
 Merrill Lynch et HSBC vont consacrer 1Md$ à leur banque en ligne
 Bourse Direct et ALM lancent la Maison de la Bourse

 L'APCE analyse le phénomène « start-up »

L'Agence pour la création d'entreprises (APCE) est l'observatoire de toutes les entreprises françaises. À ce titre, elle a engagé une étude portant sur 800 jeunes pousses destinée à déterminer ce que sont les start-ups dont on parle tant. Ce travail, intitulé « Start-up en France, des mythes aux réalités », fait le constat que « les start-ups ne sont pas les entreprises d'une économie bulle ».

L'APCE revient ainsi sur bon nombre des poncifs qui circulent généralement : non, les dirigeants de start-ups ne sont pas des jeunes de moins de 20 ans, puisque 46% d'entre eux ont entre 36 et 56 ans. En revanche, certains facteurs distinguent les jeunes pousses des entreprises traditionnelles. Ainsi, la moitié des start-ups interrogées envisagent l'IPO comme une étape indispensable de leur développement, attendue dans les cinq années à venir. De même, ces jeunes entreprises sont confrontées à des problèmes de croissance, au premier rang desquels figure le besoin important de financement. L'APCE signale que les nouvelles méthodes de management qui prévalent dans les start-ups méritent d'être portées à toutes les entreprises. Enfin, avec l'émergence de ces jeunes pousses, c'est la fin du modèle patrimonial de l'entreprise qui se profile. Les sociétés ne sont plus considérées par leur créateur comme leur propriété indéfectible. Au contraire, les start-ups sont, pour leurs responsables, des biens qui se vendent et s'échangent.
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 L'internet mobile ne déchaîne pas encore l'enthousiasme des particuliers

Dans son enquête « Le m-commerce : nouvel âge du e-commerce », réalisée pour le compte du forum Startnet, Opinion Way indique que l'Internet mobile ne suscite pas encore un enthousiasme unanime, puisque seulement 21% des personnes interrogées estiment qu'il constitue « une très bonne chose ».

« D'une manière générale, la possibilité de se connecter à Internet grâce à un téléphone portable est jugée complémentaire de la connexion à Internet via un ordinateur (pour 51% des Internautes interrogés) », indique Opinion Way. Seulement 3% des personnes interrogées ont déclaré avoir l'intention de se procurer un téléphone équipé de la technologie WAP. Trois raisons sont invoquées par ceux qui ont répondu par la négative. Ils préfèrent d'une part attendre la deuxième génération de l'Internet mobile, le GPRS, qui permettra des débits plus importants en attendant l'UMTS. Ils évoquent d'autre part le prix trop élevé de l'équipement. Enfin, ils jugent les services proposés « peu intéressants ».

« De façon générale, le niveau important de non réponse à certaines questions traduit une faible connaissance de l'Internet mobile, expliquent les responsables de l'enquête. L'Internet mobile n'est pas jugé comme un bon moyen pour acheter des produits en ligne. » Selon les résultats de l'étude, les services qui apparaissent comme les mieux adaptés à l'Internet mobile sont l'annuaire téléphonique (75%), l'envoi et la réception d'eMails (71%), la météo (69%) et les informations sur le trafic routier (68%). « L'attente suscitée par l'image véhiculée par les campagnes publicitaires ne doit pas masquer la capacité limitée en termes technologiques et de services de l'Internet mobile », explique Loïc Tribot La Spière, coordinateur du forum Startnet. À l'heure actuelle, l'Internet mobile ['] peut être comparé à un Minitel mobile. L'opérateur gagnant sera celui qui saura offrir un service complet : un package (forfait de communication à des prix compétitifs) et un bouquet de services Internet qui correspondent aux besoins des consommateurs. » L'enquête a été réalisée entre les 9 et 10 juin auprès de 292 Internautes de 15 ans et plus.
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 Selon ZDNet, le taux d'équipement au Web progressera de 900% en 6 ans

À l'occasion de la sortie du numéro 2 de Yahoo Internet life, ZDNet a livré un résumé de différentes études généralistes menées sur le comportement des Internautes français. Réalisé à partir d'étude du Benchmark Group, de Médiamétrie et d'InternetTrack 3, ce condensé d'informations donne une vision assez large et précise de la population des Internautes français et de la situation de l'Internet dans l'Hexagone.
  • Selon l'étude, 5 millions d'individus seraient connectés au Web.
  • 73% d'entre eux sont des hommes et 58% ont entre 18 et 34 ans. 21% se connectent tous les jours, 37% au moins une fois par semaine, 20% au moins une fois par mois et 23% moins d'une fois par mois.
  • 42% se connectent à leur domicile, 31% depuis leur bureau, 30% à l'université et 26% par un autre moyen.
  • Les Internautes viennent sur le Web à 66% pour s'informer sur des produits et services, à 52% pour consulter l'actualité, 48% téléchargent des logiciels, 45% d'entre eux recherchent des produits ou des prix, 38% écoutent de la musique, 35% choisissent le Web pour converser avec leurs amis, 31% consultent la météo, tandis que 30% établissent leur programme télé sur le Web, et 24% consultent les offres d'emplois.
  • Les acheteurs se connectent à 40% pour acquérir des livres, à 38% pour trouver des logiciels, 30% achètent du matériel informatique, 29% des CD audio, 25% des voyages, 22% des produits d'Internet.
  • Les Internautes ne semblent pas galants, puisque seuls 12% des achats concernent les fleurs et 11% la billetterie et les spectacles.
  • Enfin, les produits financiers ferment la marche avec 8% des achats.
Selon cette retrospective, 6,8 millions de foyers français sont équipés d'un ordinateur et 1,7 million possèdent un abonnement à Internet, mais le taux d'abonnement devrait croître de 900% dans les six prochaines années. À titre comparatif, l'étude rappelle que la voiture a mis 50 ans, la TV 20 ans et le PC plus de 15 ans pour atteindre des taux de pénétration similaires.
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 Explosion prévue dans les achats en ligne en Europe

Plus du quart des Européens ont l'intention de s'équiper pour se connecter à Internet. 43% des branchés ont déjà réalisé des achats personnels sur Internet ou envisagent de le faire, particulièrement en France (63%). Selon l'étude réalisée par Ipsos, les produits de loisirs et culturels arrivent en tête : 56% des personnes interrogées jugent qu'Internet est très bien ou assez bien adapté pour l'achat d'un billet d'avion ou de train, 54% pour l'achat de livres, disques, cassettes, 49% pour l'achat de séjours de vacances. Les actions en bourse viennent ensuite (41%), suivies par les ordinateurs (38%), les équipements TV/vidéo (35%), le matériel de bricolage et de jardinage (32%), la voiture (24%), le mobilier d'intérieur (23%) et le crédit à la consommation (23%).
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 Une étude de NetValue évalue les rapports des entreprises face au Web

NetValue, spécialiste de la mesure d'audience sur Internet, s'est interrogé sur le comportement des directions d'entreprises vis-à-vis du Web. Ayant consulté par téléphone un panel de 400 directeurs (général, marketing, commercial, financier, RH et informatique) évoluant parmi les 2000 premières entreprises françaises, Netvalue a pu ainsi dresser un bilan de la situation : 81,3% des directeurs consultés placent le Net au coeur de leur stratégie marketing et commerciale, 31,1% des sondés éprouvant toutefois des craintes face au Web. La sécurité des données véhiculées via Internet et leur confidentialité restent, en effet, un vrai problème pour les 89% de sondés exprimant des craintes.

Pour autant, les directeurs reconnaissent volontiers communiquer par eMail, puisqu'en moyenne ils en envoient au moins 16 par jour et en reçoivent une vingtaine. La presse spécialisée en ligne reste la source d'information privilégiée pour 48,4% d'entre eux, avant les services informatique et multimédia internes. Enfin, 78,4% des directeurs interrogés estiment que l'Internet apporte des opportunités à leur entreprise, notamment en matière de développement de son image, mais aussi en matière de commerce.
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 VeriSign entre au capital de Qualys

Qualys, spécialiste américain de la sécurité sur Internet, vient de lever 8,4M$ auprès de VeriSign et de Bessemer Venture Partners. Créée il y a neuf mois par Gilles Samoun et Philippe Langlois, co-fondateur du français Worldnet, Qualys propose un service d'audit permettant de vérifier la sécurité d'un site. La société, qui cible les telcos, les ISP et les grands comptes, établit un diagnostique et expose les causes des problèmes. « Cela revient moins cher de se sécuriser que de communiquer pour récupérer une image de marque ternie, suite à un problème sur son site », explique Patrick Huguet, ancien directeur Internet de 9 Telecom, qui occupe désormais le poste de directeur management Europe de Qualys. Le groupe est en effet présent depuis le début du mois d'avril en Europe. Philippe Buschini, ex-responsable marketing de la filiale de Telecom I talia, a notamment pris les fonctions de responsable de la partie business development. Qualys emploie aujourd'hui 35 personnes, et devrait atteindre un effectif de 70 salariés d'ici l'été. Prochainement, la société devrait s'implanter en Grande-Bretagne, en Allemagne, dans les pays scandinaves, en Italie et en Espagne.

La présence de VeriSign dans le capital de Qualys n'est pas anodine. Ce spécialiste américain, qui a fait l'acquisition début mars de NSI, veut devenir le leader des échanges sécurisés sur le Web. Qualys vient ainsi compléter sa gamme de prestations avec son service d'audit. Sur le premier trimestre 2000, VeriSign, qui travaille pour plus de 1000 sociétés, a réalisé un CA de 34,1M$, en progression de 119% par rapport à la même période 1999. Bessemer Venture Partners est pour sa part présent dans le capital de Keynote, Veritas, Verio, Tumbleweed ou encore Register.com.
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 Bank of America annonce plus de 2 millions de comptes en ligne

Bank of America, l'une des plus grandes banques américaines, aurait de quoi freiner les velléités de la plupart des banques en ligne européennes si elle proposait ses services en Europe. L'établissement américain revendique en effet plus de 2 millions de comptes sur Internet, avec une fréquence moyenne de 100 000 clients recrutés par mois. En janvier, la banque a ainsi enregistré l'ouverture de 125 000 nouveaux comptes. En comparaison, Egg, la banque en ligne de l'assureur britannique Prudential, ne revendique "que" 800 000 clients. Outre les deux millions de comptes ouverts à des particuliers, Bank of America propose ses services à plus de 1650 entreprises. La gamme des produits proposés par le service d'eBanking de Bank of America est très vaste, allant de l'ouverture de comptes aux dépôts à vue et à terme, en passant par des assurances automobiles, des hypothèques , des cartes de crédit, des services de paiement électronique comme le transfert de fonds, le paiement de factures, et bien entendu l'incontournable courtage en ligne. Bank of America a vu son bénéfice augmenter de 32% au quatrième trimestre 1999, à 2,11Md$. Sur l'ensemble de l'exercice, la hausse atteint 27%, à 8,24Md$.
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 Le développement des hypermarchés financiers en ligne tient toutes ses promesses

Les banques ne peuvent plus aujourd'hui ignorer ce nouveau canal de développement et de service. L'un des premiers groupes financiers à avoir su tirer profit de ce canal fut Prudential, lequel mise fortement sur sa banque en ligne Egg après y avoir investi 150M£. En Espagne, le marché de l'eBanking prend également un essor sans précédent. On ne compte plus les initiatives prises dans ce domaine. Après BSCH et BBVA, la banque espagnole Banco Popular a décidé de se lancer à son tour dans la banque virtuelle. En France, Zebank (ex-Zeproject), le portail financier du groupe Arnault monté en partenariat avec le groupe bancaire franco-belge Dexia, fera son entrée sur le Web au cours du deuxième trimestre 2000.
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 La banque en ligne anglaise Egg prévoit son point mort pour la fin 2001

Egg, la banque en ligne de l'assureur britannique Prudential, sera-t-elle, comme l'espère son géniteur, le vecteur de croissance du groupe ? Tandis que ce dernier annonce un résultat d'exploitation 1999 en baisse de 10%, passant de 860 à 776M£, Egg joue la mélodie du bonheur avec ses 800 000 clients et près de 7,6Md£ de dépôts. Preuve de ce succès : les centres d'appels et de communication de Prudential basés à Dudley et Derby reçoivent chaque semaine près de 60 000 appels téléphoniques et 11 000 eMails de clients. Lancé en octobre 1998 par Prudential plc, Egg est une banque sans guichet physique, à laquelle ses clients accèdent via Internet ou encore par le biais de call centers. Egg peut donc être comparée en France à Banque Directe, filiale de BNP Paribas, à cette différence près qu'Internet s'affirme aujourd'hui comme le vecteur principal du développement britannique de Egg, ce qui n'est pas encore le cas pour l'établissement hexagonal. En effet, Banque Directe n'annonce que 62 000 clients, dont 15 000 sur le Réseau (chiffres janvier 2000).

« En dépit des conditions actuelles du marché, nous croyons qu'il est aujourd'hui temps de faire des investissements à long terme », expliquait le directeur financier du groupe Prudential plc lors de l'annonce officielle du lancement du service bancaire en ligne. Une analyse confirmée 18 mois plus tard, puisqu'en 1999, Prudential a investi 150M£ dans le développement de sa filiale ; en outre, l'établissement anglais estime devoir lui apporter un budget similaire en 2000. L'établissement considère toutefois pouvoir atteindre le point mort à la fin 2001, grâce à l'exploitation de la base client et au développement d'offres commerciales cro isées. Pour ce faire, Egg, qui a construit son succès sur ses produits d'épargne et de prêts, propose également des contrats d'assurance et des titres boursiers ; en outre, la banque virtuelle compte développer de nouveaux services financiers, dont certains sont déjà en phase de test. Pourtant, la croissance du nombre des clients de Egg semble s'atténuer, puisqu'à l'occasion du lancement de son service d'accès Internet gratuit, en avril 1999, soit 7 mois après son propre lancement, l'entreprise annonçait 500 000 clients, contre 800 000 en février dernier. Durant les dix derniers mois, Egg n'aurait donc attiré que 300 000 nouveaux clients. Par ailleurs, Egg a accusé de nouvelles pertes cette année, soit 150M£ contre 77M£ en 1998. En revanche, le nombre des clients de la banque utilisant Internet semble s'être accru, puisqu'en avril 1999, seuls 30% d'entre eux, soit 150 000, disposaient d'un accès au Réseau, tandis qu'en février, 62% des dépôts ont été transmis via Internet. Par ailleurs, la carte de crédit Internet lancée par la banque en septembre 1999 compte 250 000 souscripteurs. Dans le cadre de la diversification de ses sources de revenus, la banque en ligne britannique propose aux détenteurs de cette carte l'accès à une galerie marchande qui leur est dédiée. « L'équipe de direction de Prudential a décidé de poursuivre son projet d'introduction en Bourse d'une part minoritaire du capital de Egg », explique Jonathan Bloomer, chief executive du groupe, précisant que l'opération est prévue pour la fin de l'année.

Le succès de Egg n'est pas un cas strictement anglo-anglais. En France, BNP Net fait le bonheur du groupe BNP Paribas, avec près de 180 000 clients sur Internet, auxquels s'ajoutent 300 000 abonnés via le Minitel. Le site BNP Net enregistre mensuellemnt près de 550 000 connexions et 48 000 ordres de Bourse passés. Il est vrai que BNP Net n'est pas un établissement strictement Internet, mais un canal supplémentaire de distribution de l'offre de la première banque française.
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 BNP Paribas consacrera 700ME au développement de ses activités Internet

Après la Société Générale, qui a présenté en février dernier sa stratégie sur le Réseau des réseaux, c'est au tour de l'établissement dirigé par Michel Pébereau d'annoncer sa ligne Internet. Celle-ci se concrétise en termes financiers par un investissement de 700ME, qui sera consenti sur les trois ans à venir. Incubation de nouveaux projets et développement d'initiatives transversales impliquant les différents métiers du groupe figurent en bonne place dans cette stratégie. Mais l'établissement bancaire compte également sur les nombreux services dont il dispose déjà, comme Business Village, initié au sein de Paribas par l'expérience de la communauté électronique de L'Atelier, qui continuera à jouer son rôle au sein du nouveau groupe. Business Village fédère aujourd'hui 16 000 entreprises sur son p ortail. Parmi les autres services de BNP Paribas, il faut également compter BNP Net, qui annonce 180 000 clients, e-Cortal, qui détient 87 000 comptes ou encore Banque Directe, dont les services sont utilisés régulièrement par 16 000 clients. Au total, ces trois services gèrent 250 000 clients et produisent chaque mois 7,7 millions de pages vues.
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 BNP Paribas mise sur la banque multicanale

Le multicanal est devenu le fer de lance de BNP Paribas. Quelques jours avant le lancement du nouveau logo de la banque, Alain Moynot, directeur adjoint de la BNP, membre du comité exécutif de BNP Paribas et directeur du pôle banque de détail en France, a confié, lors d'une interview au quotidien la Tribune, que la banque allait conforter son offre multicanale à partir de mars et avril 2001. « De 1997 à 1998, la BNP a mené dix-huit mois de réflexion sur ce sujet, avec l'aide du Boston Consulting Group (BCG) et a défini une stratégie de banque multicanale. » Alain Monyot rappelle que la fusion entre la BNP et Paribas « s'inscrit pleinement dans cette démarche, puisque Paribas avait également beaucoup investi dans la banque électronique ».

Aujourd'hui, BNP Paribas revendique clairement son statut de banque multicanale : « Nous offrons à nos clients la possibilité d'accéder à leur banque par le téléphone, avec BNP en ligne et ses 200 opérateurs, par le Minitel (300 000 abonnés), par Internet avec BNP Net qui compte plus de 250 000 clients, et par le téléphone mobile avec BNP Mobile », indique Alain Moynot. D'ici mi-2001, toutes ces offres seront réunies et accessibles au sein d'une « banque multicanale, un nouveau modèle de distribution, dans lequel le client pourra utiliser le canal et le média qu'il souhaite (agences, Minitel, Internet, téléphone mobile), et où qu'il entre, sa demande aboutira sur les mêmes unités centrales. Le client aura donc accès à une banque intelligente unique. » Outre la fédération de tous ces canaux d'informations et de transactions, Alain Moynot souligne que cette banque unique aura vocation à optimiser le travail des chargés de clientèle, qui pourront « consulter sur leur ordinateur toutes les demandes d'information ou les simulations effectuées par le client. » Dès mi-2001, ce système devrait couvrir environ 125 produits et services.Pour Alain Moynot, Internet est certes une révolution, mais il ne doit pas constituer un canal unique. La relation physique et de proximité avec les agences du groupe (près de 2000 en France) doit être conservée. « Aujourd'hui, 10% de notre clientèle se dit prête à utiliser Internet tout en gardant une relation traditionnelle avec leur banque. Demain, ce sera peut-être 15% ou 20%. »

Depuis le rachat de Paribas par la BNP, les deux banques comptent mener une stratégie ambitieuse sur Internet. En mars dernier, le groupe avait ainsi annoncé qu'il investirait 700ME sur Internet entre 2000 et 2002. Une première enveloppe de 250ME sera allouée pour constituer une entité dédiée aux nouveaux projets Internet. Le solde sera utilisée pour développer les produits déjà commercialisés. BNP Net, la banque en ligne de l'établissement, comptait en mars dernier 180 000 clients sur Internet, auxquels s'ajoutent 300 000 abonnés par Minitel. Selon la banque, BNP Net détiendrait aujourd'hui 30% du marché de la banque à domicile sur Internet. e-Cortal, le service de courtage sur Internet, détient pour sa part 87 000 comptes, dont 56 000 en ligne. Par ailleurs, Banque Directe, la première offre de banque sans intermédiaire lancée par Paribas il y a dix ans, compte 67 000 clients, dont 20 000 Internautes.
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 Le Crédit Lyonnais muscle sa stratégie Internet

En dévoilant la semaine dernière son plan Internet pour 2000, le Crédit Lyonnais a montré qu'il croyait fortement à l'eBanking et au développement des banques diffusant leurs services via des canaux variés. Il a en effet annoncé que la majorité de ses produits et services bancaires seraient progressivement mis en ligne au cours du premier semestre 2000, au sein d'un portail baptisé « Espaces-Particuliers » (accessible à la douce adresse de Espace-particuliers.creditlyonnais.com). Celui-ci permettra aux clients de la banque de souscrire à un éventail de services, allant de la carte de paiement aux produits d'assurance, en passant par les produits d'épargne et de placement, ou encore l'adhésion au programme de fidélisation Crédit Lyonnais Avantages. Ce portail proposera également à l'Internaute des dossiers pratiques, afin de faciliter leurs démarches d'investissement (constitution de patrimoine, réalisation de placements, etc.), ou encore de les aider à trouver un logement sur Internet, à choisir une voiture neuve, etc. Enfin, des outils de simulation de crédits et de placements seront mis en ligne progressivement.

Destinée à aux clients de l'établissement bancaire, cette offre se déclinera en deux formules de facturations, adaptées selon l'utilisation de l'Internaute : une facturation à la consommation, pour les faibles utilisateurs, et un forfait mensuel pour les grands consommateurs (100F HT par mois). Devant la croissance du courtage en ligne, le Crédit Lyonnais a décidé de franchir le pas à sa manière en offrant à ses clients une réduction de 50% des commissions de Bourse pour tout ordre passé sur Internet.

Aujourd'hui, l'activité eBanking du Crédit Lyonnais (Minitel, Internet et Téléphone compris) compte près d'un million de client, répartis en 400 000 utilisateurs pour le Minitel, 100 000 pour Internet et 575 000 pour le téléphone. Le téléphone (25 millions de contacts) et le Minitel (21 millions) restent les deux canaux privilégiés, loin devant Internet (2,5 millions). Toutefois, la banque espère totaliser 200 000 abonnés sur son site dédié aux particuliers Crédit Lyonnais Interactif. Le Crédit Lyonnais possède également un service en ligne à destination des professionnels, leur permettant de gérer leurs comptes et d'effectuer entre autres la consultation du solde de leurs comptes courants et d'épargne, de leur encours de carte bancaire, des virements internes ou encore de gérer, à partir d'avril, les transmissions d'instruction de règlement.
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 Le Crédit Mutuel met le Web au service de la proximité

Le Crédit Mutuel de Bretagne (CMB) entreprend de diversifier les accès de ses clients à leur banque grâce au multimédia. Le Minitel, le téléphone mobile, Internet, la télévision interactive et la visiophonie sont les nouveaux services offerts aux consommateurs, permettant à l'établissement breton de conserver une relation privilégiée avec ses clients. Dans cette optique, le Crédit Mutuel de Bretagne poursuit le développement de ses produits en ligne, de la gestion traditionnelle de compte au courtage. Pour autant, la stratégie globale de l'établissement reste relativement timide comparée à celle annoncée par la Société Générale ou BNP Paribas. Sans parler de BBVA, qui s'est allié avec Telefonica, voire de Prudential plc, qui s'est engagé depuis octobre 1998 dans la création d'une banque 100% Internet. En effet, les services Web du CMB restent exclusivement offerts à ses clients, et nécessitent de plus le paiement d'un abonnement pour y accéder, alors même que la banque reconnaît que le coût d'une opération sur le Web est dix fois inférieur à celui d'une opération dans une agence.
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 ZDNet diffuse par satellite, via Europe Online Networks

ZDNet vient de signer un partenariat avec Europe Online Networks afin de distribuer sur l'ensemble du vieux continent le contenu de trois des chaînes du service d'informations Internet (Gamespot, News et Downloads), par le biais du réseau de satellites fonctionnant sous le protocole IP (Internet Protocol) et DVB (Digital Video Boadcast) du FAI. Europe Online Networks propose en effet un réseau spatial et terrestre à haut débit, offrant à différents acteurs du Web (grand public, entreprises, fournisseurs d'accès, opérateurs par câble ou par réseau ADSL) des services Internet à grande vitesse. Opérateur Internet, son réseau mixte est aujourd'hui accessible à 44 millions de foyers européens disposant d'un accès au câble, ainsi qu'aux 27 millions de foyers connectés sur le réseau satellitaire d'Astra.

Ce mode de diffusion spatial apporte deux avantages à ZDNet. Tout d'abord, le groupe pourra toucher un public ne disposant pas nécessairement d'un accès à Internet traditionnel, via un PC et une connexion téléphonique. Par ailleurs, la solution d'Europe Online Networks offre un accès haut débit, autorisant le téléchargement rapide de fichiers lourds, et donc de contenus vidéo ou audio, mais également de logiciels ou d'images. Précisément, ce sont quelque 400 000 programmes utilitaires que propose Download, la chaîne de téléchargement gratuite de ZDNet. Ce service pourrait en outre s'étendre à la chaîne MP3, proposant pour sa part des morceaux musicaux. Ce nouveau canal de diffusion vient renforcer l'implantation déjà imposante de ZDNet ; le portail d'information est en effet déjà présent dans plusieurs pays d'Europe (France, Grande-Bretagne, Italie, Espagne, Hollande et Allemagne).

L'ancienne filiale de Ziff Davis, qui assure aujourd'hui l'essentiel de l'activité du groupe, à tel point que celui-ci en a pris la dénomination, diffuse ses informations dans 20 pays, en 13 langues, et vient de s'établir en Corée. Sur l'ensemble de ses sites (Zdnet.com, Anchordesk.com, Zdtv.com, Zdnn.com, Pcmagazine.com, Gamespot.com), ZDNet enregistre quotidiennement 11,6 millions de pages vues et 10 millions de visiteurs uniques par mois, s'affichant, selon MMXI, à la 15e place des services Internet (audience cumulée d'un groupe de sites appartenant à un même propriétaire) aux États-Unis en janvier dernier. ZDNet a réalisé un CA de 104,2M$ sur l'ensemble de l'année 1999, un chiffre en augmentation de 86% par rapport à celui de 1998 (56,1M$). Ses revenus nets ont atteint 1,9M$ l'année dernière.
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 Les services bancaires encore vulnérables

Selon une enquête réalisée par le Monde Informatique, la plupart des services bancaires en ligne n'assureraient pas une sécurité maximale lors des transactions réalisées par leurs clients. À l'aube d'une explosion de l'eBanking (Datamonitor évalue le nombre de personnes qui devraient utiliser les services bancaires en ligne à plus de 21 millions d'ici à la fin 2004 en Europe), les banques ont donc tout intérêt à proposer des prestations sécurisées, d'autant plus que des outils de sécurisation existent déjà. On ne présente plus la norme SSL (Secure Socket Layer), qui permet aux banques de protéger par le biais d'un cryptage les données transmises sur et par leur site. Cependant, cette parade n'est pas la panacée à l'absence de fraude, dans la mesure où ce système de sécurité ne permet pas d'authentifier l'utilisateur. En outre, la mise en place de cette norme entraîne une baisse du débit des informations qui circulent, poussant la banque à consentir à des investissements coûteux en serveurs puissants. Une initiative qui n'est pas toujours engagée. Cependant, l'hebdomadaire informatique remarque que les banques possèdent d'autres atouts pour limiter les risques de fraude, comme le protocole HTTPS qui permet d'identifier l'utilisateur. Selon le Monde Informatique, sur dix services bancaires testés, la moitié exploite mal ou pas du tout ce protocole, les conséquences de ce déficit sécuritaire pouvant aller jusqu'au vol du mot de passe, grâce auquel le pirate pourra ensuite effectuer des transactions à la place du client. « Aujourd'hui, le problème que pose la relation entre le client et les banques se trouve au niveau de la clé de 40 bits, remarque pour sa part Édouard Tric, directeur technique d'Axenet, SSII spécialisée dans la securité des échanges et le commerce électronique. Plus celle-ci est longue, plus elle sera difficile à casser. 80% des banques offrent une connexion à 40 bits et, même si elles décident d'utiliser une clé de 120 bits, le problème reste posé car le navigateur des Internautes est plafonné à 40 bits. À ce niveau, un pirate disposant d'un PC à 50 000F est tout à fait capable de casser un mot de passe »
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 La Tribune et CanalSatellite partenaires dans l'information économique

Les abonnés de CanalSatellite peuvent désormais disposer d'un nouveau service interactif d'informations boursières et financières, édité par le groupe Desfossés International, et baptisé La Tribune Interactive TV. Entièrement gratuit, le service ne nécessite aucune connexion téléphonique et permet aux abonnés de disposer d'une information réactualisée en temps réel sur les cours de la Bourse, de découvrir des informations liées à l'actualité économique, ou de disposer de conseils pour la gestion de leur patrimoine. Ce service vient compléter l'offre du portail CanalSat Finance, en ligne le 16 avril prochain, qui propose des services de banque à domicile doublés d'une offre éditoriale. La Tribune Interactive TV permet à l'abonné de naviguer parmi les rubriques Bourse, Votre portefeuille, Les Sicav, Les indices, Les changes, et Les infos, et tout ceci grâce à la télécommande.

La partie informations, réalisée quotidiennement par La Tribune, propose en page d'accueil les quatre principaux titres de la Une du jour, ainsi qu'un fil d'informations rafraîchi en continu tout au long de la journée. Le journal Investir livre aussi ses conseils (acheter, vendre ou s'abstenir) sur différentes valeurs. Enfin, les brokers en ligne ont aussi leur place sur le service, puisqu'ils peuvent communiquer sur des bandeaux interactifs installés sur l'ensemble des pages. Lorsque l'abonné clique sur ce bandeau, il accède à un formulaire lui permettant de demander l'envoi d'une documentation sur le service ; si l'annonceur est présent dans la boutique de Canal Satellite, le bandeau peut également conduire le visiteur à cette échoppe interactive.

Cinq banques ont d'ores et déjà donné leur accord pour déployer leurs offres sur le bouquet : la BNP, le Crédit Mutuel, le groupe CIC, la Société Générale et le Crédit Agricole. Concrètement, les abonnés à CanalSatellite, connectés sur le canal 115 de CanalSat Finance, pourront consulter leurs comptes, procéder à des virements ou encore d'obtenir diverses informations financières.
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 Panoranet, l'offre multiservice de l'assurance, du crédit et du téléphone

« Nous allons lancer un nouveau concept d'achat en ligne de crédit immobilier, d'assurance et de téléphonie fixe et mobile. » À l'instar de Discountis, qui avait verrouillé sa communication avant le lancement de son site, Geoffroy Bragadir, directeur des partenariats et de la communication de Panoranet.com, soigne l'image de ce futur site d'achat en ligne de crédit immobilier, d'assurance et de téléphonie fixe et mobile. Positionné comme un site multiservices, Panoranet.com proposera aux particuliers une information sur le marché et ses acteurs, une prise en compte individualisée des besoins, une comparaison des différentes offres du marché et la possibilité de souscrire en ligne les produits proposés. « Notre démarche reste la même pour chacun de nos produits : offrir un service adapté aux besoins des Internautes face à des choix de long terme, comme la souscription d'un forfait téléphonique ou l'adhésion à une assurance. »

En pratique, Panoranet.com offrira la possibilité à sa clientèle de souscrire en ligne, via un système de paiement sécurisé, un contrat d'assurance ou un forfait télécom. Avantage de l'opération : l'Internaute pourra ainsi accéder aux différents contrats proposés par les assureurs partenaires du service, et comparer les tarifs pratiqués pour choisir librement la police qui lui convient, avant de passer sa commande. Pour l'heure, Panoranet s'appuie sur plusieurs partenariats avec des banques (entre 4 et 5), des assureurs (entre 4 et 5) et des opérateurs de télécommunication fixe et mobile (environ 6). « Nous avons d'ores et déjà signé 80% des partenariats que nous avions prévu », souligne Geoffroy Bragadir. Pour son développement, Panoranet a réuni un capital d'amorçage de plusieurs millions de francs auprès des fondateurs du site, des salariés et du conseil de surveillance. Un premier tour de table se prépare, au terme duquel le site espère lever plus de 30MF. Cet apport d'argent devrait permettre à Panoranet de lancer une première campagne de communication de l'ordre de 15MF d'ici à fin décembre.

En se lançant sur ce marché de l'intermédiation du crédit et de l'assurance, Panoranet.com s'attaque à un secteur déjà bien pourvu. Premier grand acteur : Discountis, dont les affiches publicitaires envahissent actuellement les couloirs du métropolitain. Indépendant des réseaux bancaires, Discountis se positionne comme un intermédiaire entre les organismes fournisseurs de prêts et les particuliers, en proposant à ces derniers des taux qui se veulent attractifs. Le site vient de lever 25MF auprès d'Access2Net, le fonds d'investissement de Fi System, qui avait initialement injecté 4MF dans l'entreprise, de la Macif et de plusieurs business angels (Hubert Martigny, le vice-président d'Altran Technologies, Alain Nicolazzi, le président d'Omnicom, Louis-Christophe Laurent, président de GL Trade).
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 JP Morgan et EDS lancent une plate-forme de produits dérivés sur Internet

La banque d'affaires américaine JP Morgan et EDS (Electronic Data Systems) viennent de s'associer pour constituer une société, baptisée Acordia, dédiée au monde de la gestion et du règlement des transactions dérivées de l'Internet, à savoir des engagements d'achat ou de vente, pris sur un marché organisé, d'un produit ou d'un instrument financier quelconque (matières premières, métaux précieux, actions, obligations, devises). Destiné aux institutions financières et aux entreprises internationales, Arcordia, accessible 24 heures sur 24, permettra aux utilisateurs de gérer et effectuer des transactions sur des produits dérivés, en réduisant leurs coûts de passage d'ordre. Selon Rafic Dahan, chief executif d'Arcordia, « ce nouveau site fournit l'unique solution pour éliminer les contraintes liées à la capacité, car il permet d'intégrer facilement de nouveaux produits. Le service du client est ainsi amélioré et ses coûts d'investissement réduits, le tout dans un environnement contrôlé et sécurisé. »

Comme l'explique Christophe Hioco, le lancement d'Arcordia entre de plain pied dans la stratégie de JP Morgan. En mars dernier, la banque américaine avait lancé LabMorgan, un incubateur pour le développement de diverses applications financières en ligne à destination des professionnels. Il semble donc que JP Morgan ait profité de son « laboratoire » pour mettre en place cette plate-forme financière. Arcordia n'est cependant pas la première initiative de la banque américaine. En partenariat avec Bear Stearns et The Chase Manhattan Corporation, elle a créé Market Axess une plate-forme Internet destinée à relier les investisseurs institutionnels et les courtiers. Market Axess est une joint-venture dotée d'un capital de 24M$, qui permet d'accéder aux titres nouvellement émis ainsi qu'aux marchés secondaires.
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 Défiscalisation, courtage bancaire et assurance-vie sur le site du Fidef

« Nous avons toujours voulu être en avance sur nos concurrents. Nous étions les premiers à nous introduire en Bourse dans notre secteur d'activité et les premiers à demander la certification ISO 2000. Il était donc logique de considérer Internet comme un outil de notre développement et de notre croissance », explique Ludovic Bréant, p.-d.g. du groupe Fidef, spécialisé dans la conception et la commercialisation de produits immobiliers de placement à destination des particuliers. La société investira donc 10MF dans un site Internet « comme une continuité logique de son métier ». Le site permettra aux Internautes d'accéder à des informations leur permettant de gérer leur argent, de rechercher les meilleurs financements immobiliers ou encore de se renseigner sur la défiscalisation liée à leurs placements immobiliers. Cependant, Ludovic Bréant ne compte pas générer de revenus via cette offre de contenu qui sera gratuite. Le site, qui proposera trois services d'information sur les placements (défiscalisation, courtage bancaire et assurance-vie), se rémunèrera sur la vente de contacts à des partenaires. « À chaque fois qu'un Internaute viendra se renseigner sur l'un de ces trois produits, nous transmetterons ses coordonnées à nos partenaires banquiers ou assureurs », précise Ludovic Bréant. Ce « centre de profit », qui sera doublé d'un call-center de 25 personnes, prendra la forme d'une filiale du groupe, implantée à La Rochelle. La société table sur 15 000 contacts au cours des quatre derniers mois de l'année 2000. Ce modèle économique devrait permettre au site de réaliser 15MF de CA en 2002, les projections du groupe prévoyant une rentabilité de 6 MF dès 2003.

Entré en Bourse en 1999 sur le Marché libre de Paris, le groupe Fidef est chapeauté par la holding Fidef Ingénierie Patrimoniale, au capital de 5,1MF, et composé également des deux filiales Fidef Conseil, spécialisée en ingénierie financière dans le cadre de la loi Besson, et Fidef Patrimoine, spécialisée en gestion de patrimoine. Le groupe a réalisé 46,6MF de CA en 1999, pour un résultat net de 8MF.

La gestion de patrimoine immobilier sur Internet, même si elle est encore une goutte d'eau dans l'océan du Web, devient un service de plus en plus prisé. Outre le prochain site de Fidef, on compte déjà quelques services spécialisés. En janvier dernier, le site Patrimoine.com, édité par Patrimoine Management & Technologies, a ouvert ses portes avec pour mission d'informer les Internautes sur tous les aspects de la gestion patrimoniale. « Nous espérons enregistrer 25 000 visiteurs uniques d'ici juin prochain, et tablons sur un CA d'environ 1ME pour la première année d'activité du site », avait annoncé Yves Vieghe, le coprésident de la société, lors du lancement de Patrimoine.com. Autre initiative, Directgestion.com propose aux Internautes de suivre en temps réel l'encaissement des loyers de leurs biens immobiliers en location, ainsi que les décaissements (taxes foncières et locatives), l'état récapitulatif de leur patrimoine, etc.
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 Firstassur.com : le portail français de l'assurance

Firstassur.com est un portail qui vise à mettre en relation les assureurs et les assurés. Ce service offre la possibilité à sa clientèle de souscrire en ligne, via un système de paiement sécurisé, un contrat d'assurance. Avantage de l'opération : l'Internaute peut ainsi comparer les différents contrats proposés par les assureurs partenaires du service, et comparer les tarifs pratiqués pour choisir librement la police qui lui convient avant passer sa commande sur le réseau de Firstassur.com. Dans un premier temps, les produits proposés se limiteront aux assurances automobiles et habitations. Par la suite, Firstassur compte élargir ses services dans d'autres domaines (santé, assurance vie, voyages, etc.). Pour rémunérer ses service, le site percevra une commission sur les contrats souscrits par son intermédiaire. Firstassur.com est à l'origine de l'association de cinq sociétés françaises, à commencer par l'opérateur de services en ligne Internet, Jet Multimédia. Se sont également joints au projets Viel & Cie Finance (société spécialisée sur les marchés financiers), Quilvest Capital France (filiale de Quilvest, spécialisée dans les activités de capital investissement sur les continents Nord-américain, européen et asiatique), Financière Guilbert (spécialisée dans le conseil et l'assistance aux PME/PMI et qui gère également le fonds d'investissement Développement & Partenariat) et le Groupe Perouse Assurances (courtier d'assurances dont le capital est réparti entre la holding Perouse à 50%, le fonds d'investissement Développement & Partenariat à 40% et Henry Laurent, DG de Firstassur et vice-président de Perouse Assurances, à 10%).

Le parcours d'Henry Laurent, DG du portail d'assurance, est assez atypique pour être noté : il a été directeur administratif et financier de Radio Nostalgie de 1987 à 1996, puis directeur général de la station jusqu'à sa cession du groupe NRJ il y a maintenant deux ans. Firstassur, dotée d'un capital de 9MF, devrait opérer un second tour de table pour un montant de 40 MF dans les six mois à venir. Jet Multimédia, Viel & Cie Finance et Quilvest Capital Finance ont apporté chacun 25% du capital de Firstassur, le reste se répartissant entre les sociétés Financière Guibert et Groupe Perouse Assurances.

Firstassur.com envisage dans les mois à venir de déployer une opération de communication pour atteindre ses prospects : « Notre souci majeur est de créer de l'audience et nous pensons, grâce à notre second tour de table, mettre en place une stratégie de communication sur les supports onLine, off Line et l'évènementiel », commente Henry Laurent.
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 Banca Intesa lance un incubateur et un service de courtage en ligne

À la mi mars, le groupe bancaire italien Banca Intesa a conclu un accord de partenariat avec IBM et Tin.it, le pôle Internet de Telecom Italia, afin de développer l'usage d'Internet auprès des foyers italiens, dont environ un sur cinq dispose d'une connexion à Internet. L'établissement bancaire italien a également annoncé avoir créé une nouvelle entité, qui se consacrera à l'accompagnement de projets Internet. Cette structure, baptisée Intesa E-Lab, se consacrera essentiellement au développement de projets pouvant avoir une incidence directe sur les activités du groupe. Par ailleurs, E-Lab affectera entre 10 et 20% de ses ressources à l'investissement dans des start-ups. E-Lab, qui prendra la forme d'une filiale du groupe, disposera d'un apport de 1,5MdL (775KE). Cette nouvelle entité se consacrera principalement au développement d'une offre de courtage de nouvelle génération, à la mise en place d'un site de transaction en ligne pour la vente de fonds communs européens, à l'étude de services de banque en ligne b-to-b et b-to-c, et enfin à la constitution d'un service de paiement sécurisé. D'ici à mai, Banca Intesa devrait en effet lancer un service de courtage en ligne baptisé IntesaTrade et qualifié de « seconde génération ». Disposant d'environ 10 millions de clients, Intesa estime pouvoir convaincre 150 000 Internautes de souscrire à son service pour sa première année d'existence, et 400 000 d'ici trois ans.
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 La Compagnie Financière Edmond de Rothschild lance un fonds de 100ME

La Compagnie Financière Edmond de Rothschild se met à l'heure des nouvelles technologies. Son nouveau fonds Net Discovery, ouvert à la souscription, sera consacré à 100% aux valeurs « Internet, télécommunications et sociétés de services informatiques, avec une majorité de valeurs du Web », explique Christian Deblaye, directeur du capital-développement de la Compagnie Financière. Ce fonds « à vocation européenne » a une durée de vie prévue de huit ans. Il devrait rassembler 100ME d'ici le 31 décembre 2001, alors que le précédent fonds, Croissance Discovery, dédié à 41% aux valeurs technologiques, ne s'élevait qu'à 470MF. Lancée début février, la souscription de Net Discovery a déjà rassemblé 50ME. Le rachat des parts du fonds ne pourra pas se faire avant le 1er janvier 2003. « Le fonds Net Discovery est ouvert à toutes les personnes physiques qui ont envie de participer à la folie de la netéconomie. Avec un ticket d'entrée minimum de 50 000F, Net Discovery est ouvert aux personnes qui ne peuvent pas avoir accès aux grands fonds », précise le responsable.

La société de gestion Edmond de Rothschild, filiale à 100% de la Compagnie Financière, assurera la gestion de Net Discovery. Jusqu'à présent, le fonds Croissance Discovery a été utilisé pour investir dans Integra (2,5MF), dans la société de services informatiques Transiciel, dans Europe Explorer (20MF), dans Chapitre.com, eAuction Home (service destiné aux commissaires-priseurs) et dans le spécialiste de solutions en réseau Genesis. « Nous investissons entre 1ME et 4ME dans chaque projet et plutôt dans une phase de pré-IPO. Avec le nouveau fonds, nous investirons plus tôt, c'est-à-dire au premier ou au second tour de table », explique Christian Deblaye, qui ajoute que « la part de capital que nous pouvons prendre n'est pas un élément déterminant. Nous pouvons prendre de petites parts, comme c'est le cas pour Transiciel, dont nous possédons 3% du capital. » Une fois la société introduite en Bourse, la Compagnie Financière a vocation à rester longtemps au capital afin de valoriser ses actifs.
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 Ariba et Arthur Andersen collaborent sur le front des marketplaces

En février dernier, Arthur Andersen avait annoncé un investissement dans Tradex, un spécialiste du développement de marketplaces. Menée par AC Venture, le fonds d'investissement de 500M$ lancé par Arthur Andersen, l'opération de financement se doublait de plusieurs accords de collaboration. En vertu de ceux-ci, 250 collaborateurs d'Arthur Andersen allaient être formés à l'utilisation des produits Tradex, le cabinet d'audit et de conseil utilisant ses Centres d'excellence pour développer de nouveaux concepts enrichissant les fonctionnalités des marketplaces classiques. À la signature de ces accords, Arthur Andersen savait que Tradex serait prochainement l'objet d'une acquisition effectuée par Ariba, poids lourd américain des solutions de commerce électronique. Signée le 16 décembre et dernier et finalisée le 10 mars via un échange de 19 045 000 titres Ariba, cette opération a donné l'opportunité à Arthur Andersen de mettre en place un nouveau partenariat stratégique avec Ariba. Ce rapprochement se fondera sur des échanges de services, le cabinet de conseil s'engageant par exemple à former 500 de ses collaborateurs à l'utilisation des plates-formes b-to-b développées par Ariba : des Centres d'excellences seront ainsi mis en place par les deux partenaires. Andersen Consulting contribuera également au déploiement des plates-formes Ariba auprès de sa clientèle. Cette dernière pourra donc bénéficier d'une standardisation des systèmes d'échanges inter-professionnels, optimisant ainsi leurs tractations commerciales et réduisant leurs coûts. Enfin, Andersen Consulting fournira des services de consulting à Ariba. La société américaine fournit déjà ses services à de nombreuses marketplaces comme Novopoint.com, plate-forme créée par Cargill, géant américain de l'agro-alimentaire, dans laquelle Ariba détient des parts.
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 Merrill Lynch et HSBC vont consacrer 1Md$ à leur banque en ligne

C'est un mammouth de la banque en ligne que viennent de créer la banque d'investissement américaine Merrill Lynch et le groupe britannique HSBC. Les deux sociétés ont en effet choisi de s'allier pour lancer une banque en ligne mondiale destinée aux particuliers, détenue à parité par les deux sociétés. Une enveloppe de 1Md$ devrait être investie sur cinq ans dans le projet, qui portera le nom de « Merrill Lynch HSBC ». L'entité, implantée à Londres, offrira dans un premier temps ses services aux Britanniques, avant de s'étendre en Australie, au Canada, en Allemagne, à Hong Kong et au Japon, à l'exception des États-Unis. Les deux groupes, en associant leurs capacités, veulent créer le « modèle du 21e siècle afin d'offrir aux particuliers l'accès à un plus grand nombre de marchés, plus rapidement et plus efficacement que n'auraient pu le faire seules chacune des deux entités.

En pratique, les clients de « Merrill Lynch HSBC » pourront accéder à une gamme complète de services comme la gestion de portefeuilles d'actions et d'obligations, de produits de défiscalisation, etc. En outre, à travers leur compte, les particuliers pourront bénéficier de comptes-chèques rémunérés et de services de transfert automatique. À terme, ces services seront étendus au paiement de factures et à la souscription de cartes de crédits. En lançant cette banque en ligne, Merrill Lynch et HSBC ne s'attaquent pas à ce marché les yeux fermés. Selon leurs statistiques, le nombre des investisseurs actifs sur Internet devrait être multiplié par plus de quatre au cours des dix prochaines années, pour atteindre 50 millions de foyers. La nouvelle entité pourra également s'appuyer sur la force de frappe des deux groupes. Merrill Lynch possède des bureaux dans 43 pays, et ses clients détiennent plus de 1,8 milliard de milliards de dollars. Pour sa part, le groupe HSBC détient un montant total d'actifs de 569Md$ en 1999 et sert 23 millions de clients. La banque s'étend sur plus de 5000 bureaux dans 80 pays.

L'arrivée en Europe de cette future grande banque en ligne doit être perçue comme un sérieux concurrent par les établissements qui disposent déjà de leurs propres services financiers en ligne. En effet, à côté de « Merrill Lynch HSBC », Egg, la banque en ligne du groupe d'assurances britannique fait figure de petit poucet avec « seulement » 300M£ consentis pour son développement jusqu'en 2000. Autre exemple hexagonal : BNP Paribas a annoncé 700ME d'investissements pour soutenir ses projets Internet.
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 Bourse Direct et ALM lancent la Maison de la Bourse

Après l'ouverture des cybercafés, un nouveau concept de convivialité entre Internautes, destiné cette fois aux boursicoteurs, vient de voir le jour : la Maison de la Bourse de Caen. Lancé par ALM, une société de courtage de produits de crédits, d'assurances emprunteurs, de placements et d'assurance-vie, en partenariat avec Bourse Direct, ce lieu, dédié à la Bourse en ligne, propose aux actionnaires individuels de passer des ordres en temps réel. 120 m2 sont ainsi mis à la disposition des traders amateurs, espace dans lequel tout a été fait pour les plonger dans une vraie salle de marché. Trois boxes individuels, équipés chacun d'un ordinateur et d'un accès Internet au site de Bourse Direct, sont mis à la disposition du public. « Le parc informatique devrait être porté à 7 ou 8 postes dans quelques mois », indique Kais Mimouni, directeur général de ALM.

Pour les néophytes, un espace accueil reçoit et informe les Internautes sur le fonctionnement et les modalités d'inscription. Cet espace comprend également différents outils d'informations boursières, comme un écran Chronoval, sur lequel défilent les valeurs du marché en direct de Bloomberg, ou encore un panneau d'affichage avec les conseils boursiers de la société de Bourse Wargny (partenaire d'Infosources pour le service de trading Mesactions.com). Enfin, un espace Information permet de consulter la presse écrite spécialisée ou de regarder les émissions financières diffusées par la chaîne Bloomberg TV. Pour accéder à tous ces services, l'utilisateur devra souscrire un abonnement mensuel de 75FHT, auquel il devra ensuite rajouter 25F par heure de connexion. Cependant, des forfaits dégressifs sont proposés selon la fréquence d'utilisation des Internautes (60FHT pour 3 heures supplémentaires, 140F pour 9 heures, 180F pour 12 heures, 220F pour 15 heures et 350F pour 30 heures). « Si le concept fait ses preuves à Caen, nous comptons poursuivre l'initiative en ouvrant d'autres Maisons de la Bourse en France, soit entre 30 et 40 cette année. Concernant notre modèle économique, nous nous rémunérons d'une part sur les abonnements et d'autre part sur une commission que nous rétrocède Bourse Direct sur les passage d'ordres. En outre, nous vendons des cartes prépayées France Télécom permettant à l'utilisateur de passer ses ordres par Minitel ou téléphone », souligne Kais Mimouni. La société vise 20 abonnements par mois. Enfin, un service payant de formation assuré par un trader sera mis en place une fois par mois. Pour l'heure, ce service est proposé gratuitement sur CD-Rom.

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 Sources: Cyclope Presse et divers